Idea Voyage

Blog personnel. Experience partagée.

Auteur : Ideavoyage

Voyage en Nouvelle-Calédonie

Itinéraire & Infos utiles

  • Période : Du 26 décembre 2017 au 14 Janvier 2018
  • Monnaie : Franc CFP, monnaie indexée sur l’euro (en 2018, 1 euro vaut 120 F CFP)
  • Coût : Hôtel, restaurant, location de voiture, la vie est plutôt chère, comptez 20% de plus qu’en France en moyenne.
  • Connexion : Wifi en général fonctionnel dans les hôtels, mais le mieux serait de ne pas trop compter dessus en dehors de Noumea
  • Hôtel : Reservation à l’avance, peu de structures, la demande n’est pas très forte mais mieux vaut être vigilant
  • Transports internes : préparer votre voyage, que ce soit pour les locations de voitures ou les vols / ferries internes.
  • Visa : Pas de visa
  • Croisiéristes : si vous comptez visiter les îles loyautés & île des pins, essayez de vous renseigner sur l’agenda des bateaux de croisières, et idéalement évitez-les (des milliers de touristes de plus ou de moins, ça change la donne surtout sur l’Ile des Pins)

Avant de rentrer dans les détails, un tour de piste de notre itinéraire en Nouvelle-Calédonie. Nous étions 2 à partir, et avions réservé un maximum de choses avant le départ : vols internes, voitures, hôtels, ce qui ne nous a pas évité quelques surprises. Deux types de logements : hôtel ou en tribu (paillotes), et pour les déplacements, ferry ou avion inter-îles et location de voiture sont à prévoir. La raison est simple : peu d’offres, et même si la demande est très limitée (peu de touristes), il vaut mieux être vigilant. A côté de ça, même si la destination est sûre, il est préférable de ne pas trop se perdre – certaines tribus voient le tourisme d’un assez mauvais oeil, même si elles sont rares. Encore une fois le nombre limité de touristes permet de rester sur les sentiers battus sans gâcher le plaisir.

D’ailleurs, pour soutenir une vision un peu identitaire, différencier 3 types de populations en Nouvelle-Calédonie : Les kanaks (originaires & natifs de l’île), les caldoches (natifs mais d’une ascendance originaire de métropole), et les Zoreilles (métropolitain fraîchement arrivé ou de passage).

  • 7 jours passés sur le « gros cailloux » à explorer Nouméa et ses alentours
  • 2 jours à Ouvéa, une des îles loyautés (vol Noumea – Ouvéa)
  • 3 jours à Lifou, une autre île loyautés (Vol Ouvéa – Lifou)
  • 3 jours à l’île des Pins (Vol Lifou – Noumea puis Noumea – île des Pins)
  • 2 jours à Nouméa (vol île des pins – Noumea), et retour vers Paris

Départ pour la Nouvelle-Calédonie

Et c’est parti pour presque 3 semaines de voyages en Nouvelle-Calédonie ! Première épreuve, se rendre sur place, ça n’est pas tout à fait la porte à côté. Le meilleur tarif trouvé a été un aller-retour Paris-Nouméa avec British Airways pour un peu plus de 1600 € / personne. Paris –> Londres –> Tokyo –> Noumea, 25h15 de voyage, le retour se fera en 28h45 : le bout du monde, ça se paie 😉 La bonne nouvelle, c’est qu’à Charles De Gaulle, maintenant, il y a des bornes d’arcades et un babyfoot !

Le trajet se passe sans encombre, départ vers midi de Paris et arrivée autour de 23h le lendemain en NC (le temps du trajet, +9h de décalage horaire). A notre arrivée, nous avons la chance d’avoir un comité d’accueil : le père de mon amie vit sur place depuis quelques mois, et nous a logé les premiers jours dans un appartement proche du centre-ville.

Découverte de Nouméa

Nos premiers pas

Alors on apprendra qu’en Nouvelle-Calédonie, on se lève tôt, on se couche tôt, on vit avec le soleil ! Avec l’aide du décalage horaire, nous n’avons pas de mal à nous mettre au rythme local, premier jour levé tôt et visite du marché de Nouméa. Il n’est pas très grand, mais dépayse déjà beaucoup : fruits et légumes exotiques, un marché aux poissons incroyablement fourni, et quelques stands souvenirs et artisanat local (ou des îles loyautés). Il y a une petite buvette au coeur du marché, on craque pour un croque-monsieur (une sorte de spécialité de la maison, un vrai bonheur), et un jus d’orange pressé.

Petit déjeuner avalé, on part à la découverte de Nouméa. Premier fait marquant : les décorations de Noël sous 30°C. Oui, on est le 28Dec et on est en France, et ça donne pas mal de cachet à la ville. On se croirait par moment dans une ville du sud de la France : surnommée Nouméa la blanche par les kanaks, une large part de la population est issue de métropole. Ajoutez à cela les enseignes bien connues de métropoles, et le compte est bon. Nous irons ensuite déjeuner dans un restaurant en bord de mer, avant de redécouvrir les joies de la baignade en hiver sur la plage du Méridien, spot favori des Kite-Surfers, le spectacle est au rendez-vous ! Apparemment la Nouvelle-Calédonie est aussi connue pour quelques spots sympas 🙂

Dans la soirée, un peu sonné par le décalage, on ne fera pas de vieux os mais on prendra le temps de boire un verre devant le coucher de soleil sur le port de Nouméa, fantastique.

La rivière de Dumbéa

Deuxième jour, le matin c’est option plongée ou lecture, chacun son camp 🙂 En revanche on se retrouve dans un snack que je ne pourrais que vous conseiller : le snack de la piscine de Ouen Toro, à quelques pas de l’hôtel de Méridien. Il ne paie pas de mine, mais les produits sont très frais et les prix plutôt abordables (ce qui n’est pas toujours le cas dans le coin). On a mangé des sashimis de thon rouge à tomber.

L’après-midi, direction Dumbéa et sa rivière pour découvrir un peu l’arrière-pays nouméen. Dès qu’on s’éloigne un peu de la ville, on sent que les tribus Kanaks sont de plus en plus représentées, et il semblerait qu’ils privilégient la baignade en rivière plutôt qu’en mer. En tout cas, un bain d’eau douce fraîche par la chaleur qu’il peut faire là-bas, on avait plus envie d’en partir ! La rivière est très longue, il y a quelques parcours de randonnée à faire à priori, et les « marmites » de Dumbéa à découvrir, mais pour nous ça sera peut-être pour un autre voyage ! C’est l’heure de retourner en ville, le lendemain, direct l’îlot maître.

Ilot maître

Troisième réveil à Nouméa, au programme de la journée : Kitesurf et Ilot Maître. La côte de Nouvelle-Calédonie au niveau de Nouméa est parsemée de quelques îlots, l’îlot Maître est l’un des plus accueillant. Longue langue de sable blanc bien fournie en végétation, il présente un côté vent, paradis des Kite-surfers, et un côté calme, idéal pour le snorkeling (Tuba-Masque).

Pour le cours de Kitesurf : Kitesurf attitude. C’est un peu cher (140 € pour un court particulier de 2h), mais ça vaut vraiment le coup. L’activité se fait sur l’îlot Maître, sur une lagune de 70cm de fond, dans un décor paradisiaque avec un vent très régulier, idéal. Juste après le cours, direction le côté plage « calme » de l’îlot, comprenez à l’abri du vent. Ici détente et découverte des fonds marins au programme, c’est d’ailleurs ce qui fait la renommée de l’îlot en Nouvelle-Calédonie. Elle abrite aussi un hôtel incroyable sur pilotis, aucune idée des prix mais renseignez-vous, c’est un autre monde ! On enfile nos masques, et nous émerveillons devant nos premiers coraux du voyage. On a même la chance de croiser des tortures à plusieurs reprises ! Pour vous restaurer, un snack très sympa est présent sur l’île.

Soirée sur la baie des citrons

Retour en bateau-navette, la dernière part en toute fin d’après-midi (nombre de places limité, veillez à avoir votre retour). Le soir on sort dans Nouméa pour la première fois, direction le MV Lounge au bout de la baie des citrons, idéal pour un début de soirée et admirer le coucher du soleil ! Tapas, bières et cocktails, à marées basses les tables sont disposées sur le sable, et marée montante attention à ne pas vous mouiller ! Ensuite direction les 3 brasseurs, pour une ou deux bières artisanales en musique, super chaleureux. Fléchettes et billards au fond pour les amateurs !

MV Lounge, Nouméa

Le sud de l’île

La Terre rouge

Ca y est, c’est le 31 Décembre ! Pour l’occasion, direction le sud de l’île et un éco-lodge : Kanua Téra, à Port-Boisé. Il faut compter environ 2h de route, mais quelques kilomètres après le Mont-Dore suffisent à vous dépayser : la terre rouge et des paysages propres au sud de l’île. On passera au bord du lac de Yaté, malheureusement asséché au moment où nous y sommes (il y a parfois des périodes de forte sécheresse sur le caillou). Nous apercevrons aussi l’immense usine d’extraction de nickel, principale source de revenus de l’île. C’est d’ailleurs la présence de ce métal qui donne à la terre une couleur si singulière. On ne résistera pas à s’arrêter faire une courte marche au milieu de ces paysages, quitte à devoir nettoyer nos chaussures en rentrant 😉

Kanua Téra

On arrive pour le déjeuner l’éco-lodge de Kanua Tera. Un havre de paix, perdu au milieu de la flore en Nouvelle-Calédonie, donnant sur la baie de Port-Boisé. Service top, cuisine aussi, et cadre unique. Les bungalows sur la mer sont vraiment supers, prêt de Kayak et Paddle sans frais, et nous assistons à la mise en place des festivités du soir (nouvel an). L’après-midi, snorkeling et initiation au paddle au programme. Toujours de beaux poissons, et même encore une fois quelques tortues de mer. Rendez-vous en début de soirée au restaurant du lodge pour le dîner buffet du nouvel an, qui laissera la place à une sorte de bal, où on danse sur les grands classiques des années 80/90/2000, repris à la sauce Nouvelle-Calédonie. La honte, on est crevé, on se couche 30min avant minuit … et on rate le feu d’artifice, mais je suis sûr qu’il était top 🙂

Port Boisé

Le lendemain, fort d’une bonne nuit de sommeil, je ne résiste pas à l’envie d’une balade en Kayak aux aurores. La mer est d’huile, on voit parfaitement les fonds depuis l’embarcation, et même des têtes de tortues remonter à la surface régulièrement ! Ensuite, ramassage d’yeux de sainte Lucie, la plage en est jonchée. Ce sont ces petits galets, en forme de cône, présentant une spirale à la base. Il s’agit en fait d’un opercule de coquillage, porte bonheur, enfin c’est joli, alors ça fera un souvenir à moindre frais 😉 Après le petit-dej, une excursion d’une bonne heure part du lodge et longe la côte : le chemin des bagnards. Empruntez-le au moins jusqu’à la rivière du trou bleu, faites un plongeon, ça donne des forces pour le retour !

Chemin des bagnards

Retour à Nouméa agîté

Après le déjeuner, retour sur Nouméa. On ne passera pas par les chutes de sainte Madeleine, même si c’est un des endroits potentiellement à voir en Nouvelle-Calédonie et dans la région. Sur le retour, on se fera couper la route temporairement par une tribu, le temps d’échanger quelques formules de politesse (bonne année, etc.). Ca a duré quelques minutes, et ils nous ont laissé passer, mais nous n’étions pas à l’aise du tout. Sans vouloir être alarmiste, il nous a été déconseillé de nous aventurer tard loin de notre camp de base, principalement Vendredi soir et Samedi soir. Sur ce coup-là, ils nous ont fait une petite frayeur, alors je renouvellerai ce conseil malheureusement en ce qui concerne le gros caillou.

Presqu’île de Nouville et aquarium

Le lendemain matin on passe la matinée sur la presqu’île de Nouville, à Noumea, et plus précisément autour de la baie de Kuendu (la plus belle plage du coin), et une des baies connues en Nouvelle-Calédonie. Atmosphère vraiment vacances, en dehors de la ville. Une buvette sur pilotis très agréable, un parc aquatique un peu en retrait idéal pour les plus jeunes. Et bonus pour les grands, une plage naturiste à l’ombre des regards, de l’autre côté de la butte au sud de la baie 😉

Après notre ballade sur la baie, direction le port de Nouméa pour le déjeuner, on avait envie de voir ces énormes bateaux de croisière de plus près. On n’a pas été déçu ! Les restaurants le long du Quai Ferrée sont corrects, et le balai des croisiéristes est assez sympa à voir :). Il fait une chaleur étouffante, on décide de se rapatrier à l’aquarium de la ville en attendant une météo plus clémente. On ira se baigner sur la plage de l’Anse Vata après ça ! Et ensuite à la maison, le lendemain nous nous envolons pour Ouvéa !

Les Iles loyautés & l’île des Pins

Un incontournable pour tous ceux qui font le trajet jusqu’à la Nouvelle-Calédonie ! Trois îles loyautés principales : Lifou, Maré et Ouvéa. Pour vous y rendre, 2 options, les airs ou la mer. Nous avons choisi la plus rapide : les airs. Une seule compagnie : Air loyauté. Compter environ 80€ par trajet, les réservations ouvrent assez tard, environ 2 mois avant la date du vol. Notre itinéraire sera Noumea –> Ouvea –> Lifou –> Noumea. (Petit hic, l’île des Pins n’étant pas une île loyauté, un transit via Noumea est obligatoire pour reprendre Air Calin). On s’envole donc le 3 janvier pour Ouvéa en tout début d’après-midi, juste après avoir déjeuner dans la crêperie « Le Rocher », qui offre une super vue de la baie des citrons.

Ouvéa

Chic malgré nous

Deux types de logements sont possibles sur les îles, en « tribu » ou à l’hôtel. Une expérience de nuit en tribu est recommandée, c’est souvent plus abordable qu’en hôtel, et un peu plus typique. On avait donc effectué une réservation quelques mois à l’avance au sein d’une tribu. Il n’y a pas vraiment de mail de confirmation pour certaine, et il faut payer en liquide une fois sur place, bref. La Nouvelle-Calédonie, ça n’est pas que Nouméa, et quand on en sort, ça peut-être un peu rustique. Première galère, vous l’avez vue venir, je contacte notre hôte l’avant-veille, aucun souvenir de notre réservation, la tribu est complète, on se retrouve le bec dans l’eau. Et autant dire que les capacités de logements sur les îles sont très faibles, on s’est presque vu annuler notre escapade. Mais chance, il restait 2 chambres au Paradis d’Ouvéa, l’hôtel un peu chic de l’île. Hors budget, mais au moins on ne perd pas nos billets d’avion. On débarque donc là-bas à l’hôtel, navette et tout le tralala, c’est bon d’être à la maison 🙂 Par contre c’est un peu plus de 200€ / nuit, on vous aura prévenu.

Atmosphère Ouvéa

Nous restons 2 jours / 2 nuits à Ouvéa. Nous n’avons pas prévu de voir les pléiades, mais c’est comme ça on n’a jamais le temps de tout faire. On voulait surtout y passer un peu de temps pour s’y balader en vélo, et sentir quelle atmosphère pouvait régner sur cette longue langue de sable. L’hôtel met des vélos à disposition, on les emprunte direction la pointe sud. On ne croise vraiment pas grand monde, mais les chefferies sont super bien entretenues, de belles églises et des jardins en fleur jalonnent notre parcours. C’est super apaisant. Autour de l’hôtel, les plages sont vraiment superbes. Un temps un peu couvert ne nous permet pas de profiter autant qu’on le souhaiterait, mais on sent bien le potentiel 🙂 Un pont relie la presqu’île du sud à celle du Nord à côté de l’hôtel. Les jeunes s’en servent de plongeoir, et donc nous aussi ! On n’est pas loin du paradis 😉

Seulement une poignée d’endroits où manger sur Ouvéa, qui correspondent aux restaurants des 2 / 3 hôtels de l’île, ou au snack de l’aéroport. Pas grand choix donc en perspective. En revanche, une ou deux épiceries, où de notre côté nous aurons fait le choix d’acheter ce qu’il nous faut pour l’apéro. Pour le reste, snack ou restaurant de l’hôtel. En définitive, on s’est vraiment reposé sur Ouvéa, quelques sorties, mais surtout bouquins, mots fléchés et cocktails, les vacances en fait :). Après 2 nuits sur place, c’est l’heure de prendre l’avion pour Lifou, tôt dans la matinée.

Lifou

Le nord de l’île

Arrivée à Lifou, on a prévu d’y rester 4 jours / 3 nuits. C’est une autre des îles Loyautés, qui appartiennent à l’archipel de Nouvelle-Calédonie. On a tenté de réserver en tribu bien à l’avance, mais tout était déjà complet. On s’est finalement rabattu sur l’oasis de Kiamu, qui s’avérera être un super choix 🙂  L’île est bien plus vaste que celle d’Ouvéa, et nous avons loué une voiture pour la durée du séjour (aucun moyen de transport sur les îles loyautés d’une manière générale). On est attendu par l’unique salariée de l’agence de location (Alizée location) directement à l’aéroport. Comptez entre 50€ et 60€ de location par jour pour une citadine, un rapide tour de la voiture et on est parti ! Pas de check-in à l’hôtel pour le moment, l’aéroport étant dans la moitié nord de l’île, on en profite pour aller faire un tour au nord. Il faut savoir que Lifou est la plus grande île de Nouvelle-Calédonie, après le « cailloux » bien entendu.

Baie de Jokin

Première étape, la baie de Jokin. L’accès est libre, un long escalier descend et serpente au milieu de la jungle. Au bout de l’escalier, une rampe de laquelle vous pourrez sauter dans l’eau. Ne cherchez pas de plage, il n’y en a pas. Mais surtout n’oubliez pas votre masque et tuba, les fonds autour des falaises de la baie sont superbes. Enormément de faune et de coraux, Lifou semble très prometteuse quant à la qualité des fonds marins, et on n’a encore rien vu !

Une fois remontés à la surface, il nous faut trouver où déjeuner. Et encore une fois, pas l’embarras du choix : au nord de l’île, un unique snack à Xepenehe, le Huti Hut. Très sympa, il est tenu par un Zoreille (un métropolitain débarqué en NC quelques années auparavant). Il nous apprend qu’il a ouvert il y a seulement quelques années, et qu’avant ça aucune restauration n’existait sur la partie nord de Lifou.

Huti Hut, Xepenehe, Lifou

Kiki beach

Après le déjeuner, direction Kiki beach, une des plages les plus renommée de Lifou. Deux raisons principales à cela : son accès par un chemin de traverse dans la jungle (compter environ 30min), et aussi son goût de bout du monde. Pour accéder au chemin, trouver le terrain de football de Xepenehe, au bout du terrain vous y verrez une maison. Cherchez une personne sur place, payez 500F / personne (se sont ses terres, droit de passage oblige), et en marche ! Le sentier est très praticable, une échelle nous descend sur la plage en bout de course. La plage longe la falaise, il semblerait que certaines parties ne soit pas accessibles à marée haute. Il y avait avec nous un autre groupe, qui a lui a rejoint la plage par bateau, mais il y a bien assez de place pour tout le monde, chacun son coin de plage 🙂

Jinek

Après une sieste bien méritée, nous repartons par le même chemin, direction la voiture, pour rejoindre la baie de Jinek. A notre grande joie, une fois sur place, on trouve une randonnée aquatique avec quelques descriptions des fonds marins : bénitiers, poissons clown, poissons coffre, et j’en passe. Un aquarium naturel incroyable, clairement notre coup de coeur de l’île, qui fera à lui seule de la Nouvelle-Calédonie pour nous une super destination snorkeling !

Journée bien remplie, on en a vraiment pris plein les yeux. Il est l’heure de retourner vers l’hôtel, on n’a pas envie de rouler de nuit et on a une petite heure de route. Notre itinéraire passe par Wé, la grande ville de l’île, on en profite pour faire un petit ravito (apéro et petit déjeuner, c’est toujours ça de gagné). On arrive à l’Oasis de Kiamu, super impression. L’accueil est top, la terrasse du restaurant est agréable, notre bungalow propre, bref, encore une fois nickel. On a même du mobilier d’extérieur à disposition, étendoir à linge, etc. Nous dinerons à l’hôtel tous les soirs (les restaurants ouverts le soir n’existent pas je crois sur ces îles, à part ceux des hôtels, comme d’habitude).

Oasis de Kiamu

 

Le sud de l’île

Le lendemain matin, on décide de visiter la pointe sud de Lifou. Au programme, longer les baies de la côte, connue pour leur beauté dans toute la Nouvelle-Calédonie, faire un peu de repérage, et descendre jusqu’à Enefeji pour admirer les falaises.

La pointe sud

Arrivée à la pointe, la route s’arrête. On se gare à côté de ce qui semble être une propriété privée. On se dirige à pied vers les falaises, et on se fait gentiment héler par le propriétaire des lieux, bière à la main à 10h du mat’ : Pierre Huzu. Il nous explique assez chaleureusement qu’on est à côté de chez lui, et qu’il peut nous raconter un bout d’histoire contre 1000Frs. Pas le coeur à refuser, et on a bien fait : il nous racontera une légende de géant, de flèche, et de testicules qui auraient créé les île de Oua et de Léliogat (c’est un peu décousu je sais, mais je ne me rappelle plus trop). Il nous racontera aussi qu’en hiver, on voit souvent les baleines passer au large de ces falaises. Et surtout, il nous indiquera le chemin d’une grotte toute proche, qu’on s’empresse d’aller visiter. On suit donc ses indications, jusqu’à cette imposante grotte. Il faut escalader un peu pour y arriver … et à l’intérieur, on trouve des ossements qui ressemble vraiment à des ossements humains. Hum. Bon du coup on ne traîne pas, on prend une ou deux photos quand même, on profite du frais, et nous voilà repartis.

Au retour, nous croisons de nouveau Pierre qui se rend de l’autre côté de la pointe aider son fils à remonter un poisson trop gros pour lui – peut-être un Napoléon, apparemment ça se mange. On hésite une seconde à le suivre, mais bon, on se dit qu’on ferait mieux de continuer notre route !

Baie de Wadra

Sur le chemin du retour, on fait un stop baignade à la baie de Wadra. Elle est vraiment top, on la conseille vivement. Peut-être une des plus belles qu’on verra en Nouvelle-Calédonie. Il y a même des douches et des tables pour pique-niquer, et encore une fois le paysage est sublime et l’eau cristalline. On avait prévu d’aller visiter une vanilleraie, alors deux choses : la première, c’est que les 2/3 des établissements listés sur le guide avaient l’air vide, on a cherché les propriétaires, en vain. La seconde, c’est que la fille de l’agence de location de voiture nous avait mis en garde contre les chiens, qui coursent les voitures et mordent les garde-boues. Et bien devant une des vanilleraies de la liste, ça ne loupe pas, 2 chiens qui nous coursent. Impossible à semer, on décide d’abandonner le combat, direction Wé pour le déjeuner à quelques encablures de là. Encore une fois pas grand choix pour se restaurer, on s’arrêtera dans le Snack la Kaz’A Jo, et encore une fois, vraiment pas déçu 🙂

Drueulu et plage de Peng

Après le déjeuner, direction Drueulu. Il y a une superbe plage le long de la route qui longe le village, privilégiée par les enfants de la tribu vivant juste à côté. On y restera une petite heure, avant d’aller jeter un oeil à la plage de Peng. Peng, c’est une étendue de sable blanc. Au bout de la plage, pour ceux qui veulent prendre un peu de hauteur, n’hésitez pas à vous balader sur les rochers. Au-dessus, le long du sentier, il y a un atelier de travail sur bois de santal – n’hésitez pas à le visiter, ça sent très bon, il est tenu par un Zoreille marié à une femme kanak. Après cette après-midi plage, il est temps de rentrer.

Menu du soir : Bougnat

Comme la veille, stop ravito au supermarché de Wé, et direction l’hôtel pour apéro et dîner. La veille, on avait commandé un bougnat, plat traditionnel, cuisson lente, à réserver à l’avance donc. Le principe : envelopper les ingrédients dans des feuilles de bananier (poisson, poulet ou roussette, patate douce, lait de coco, igname, et ce qu’on veut y mettre). En parallèle, des pierres sont chauffées « à blanc » dans un grand feu, et l’enveloppe de feuille de bananiers  contenant les ingrédients déposée sous terre puis recouvert de ces pierres, brûlantes. Ca n’est pas incroyable, on est pas sûr de la grande cuisine, mais on vous conseille quand même de goûter, surtout s’il est fait de façon traditionnelle !

Luengoni, Chateaubriand, et retour au nord !

Troisième jour à Lifou, même conduire est un plaisir. Les routes sont désertes, les paysages sublimes. On se rend à la baie de Luengoni ce matin. Réputée pour être une des plus belles baies de la côte et de la Nouvelle-Calédonie, on a fini par y trouver un coin d’ombre, à la pointe sud (pas au parking principal). Nous avons également fait la rencontre de Leila, un agriculteur Kanak qui était avec son fils. Il nous a un peu parlé de Lifou : en termes de culture c’est assez limité toujours, en revanche on a appris que l’île était cannibale jusqu’en 1887 (avant son évangélisation). Et alors incroyable, il nous a expliqué que chaque famille avait un rôle dans la tribu (la famille des chefs, la famille des chasseurs, celle des cueilleurs, celle des esprits, et … celle où on choisit quelqu’un à manger, mais seulement pour des grandes occasions). Ah, les traditions ! On passe un bon moment avec lui à parler de nos vies, mais il est l’heure de continuer la route, on a encore du pays à voir. Direction, la baie de Chateaubriand, la plus proche de Wé, qui n’a rien à envier aux autres plages de la côte. Seul petit reproche, elle est un peu proche de la route principale, mais enfin je crois qu’on devient difficile ;). Pour le déjeuner, direction la Kaz’A Jo (et oui… encore), et on ne résiste pas à retourner à l’aquarium naturel de Jinek, au nord de l’île. La météo est bien plus ensoleillée que la veille, ça promet un spectacle incroyable (si on peut faire mieux !).

Ca y est, c’est l’heure de rentrer à l’hôtel, le lendemain départ pour l’Ile des Pins (via Noumea) !

Ile des Pins

Hôtel Kou-Bugny

Alors, connu comme étant le joyau de Nouvelle-Calédonie : l’île des Pins, une des plus belles îles du monde. Et quitte à y être, autant ne pas faire les choses à moitié. Si vous le pouvez, logez à l’hôtel Le Méridien, le Ouré Tera beach, ou le Kou Bugny. Pour nous, ça sera le troisième pour 3 nuits, à priori le meilleur rapport qualité/prix. Il faut compter environ 150€ la nuit, pas si cher pour un bout de paradis. Son restaurant est sur la plage de la baie de Kuto. Petit bonus, les immenses bateaux de croisiéristes mouillent au large de la baie de Kuto, qu’on aime ou pas ça reste toujours très impressionnant ! Il se situe entre la baie de Kuto et la Baie de Kanuméra, les deux sont bien entendu superbes, mais vous y allez pour les fonds marins, je vous conseille le côté Kanuméra, plus riche selon moi.

Le temps de rejoindre l’île et l’hôtel, et c’est déjà la fin de l’après-midi pour nous. Sachant qu’on a 2 jours pleins sur place à venir, on se détend, et direction le bar de la plage. On dînera les 3 soirs au restaurant de l’hôtel, toujours un peu la même histoire, le soir l’île s’endort et autant rester sur sa base. Et le coucher de soleil de la terrasse est un spectacle à ne pas rater. Le restaurant de l’île est divin, ils servent les fameux escargots de l’Ile des Pins, super bon, des croquettes de riz à tomber, le boeuf je n’en parle pas (je sais, ça fait un peu idiot, mais vraiment je n’en rajoute pas, d’ailleurs j’ai mangé quasiment la même chose les 3 soirs de suite).

Baie d’Upi

Le lendemain, direction l’incontournable spot de l’ïle des Pins, la Baie d’Upi et sa piscine naturelle. C’est ce qui fait la renommée de l’île en Nouvelle-Calédonie, et dans le monde. On profite d’une excursion organisée par l’hôtel, plus simple pour se rendre sur place, et le tour en pirogue ne s’improvise pas. On est un petit groupe d’une dizaine de personne, en mini-bus, 15min de route environ et nous voilà au bord de la baie d’Upi, à attendre que les groupes s’organisent pour les pirogues. Quelques minutes plus tard, nous voilà à bord. L’eau est translucide, on aperçoit ici et là tortues et poissons. Je ne sais plus combien de temps la traversée dure, le temps s’arrête un peu, je dirai environ 45min. Les formations rocheuses sur la baie sont bien plus impressionnantes en vrai qu’en photo, et avec le balai des pirogues, bienvenue dans un décor de film ! Le bateau accoste, il y a environ 20min de marche pour rejoindre la piscine naturelle, mais je vous rassure, le chemin fait partie du voyage !

Piscine naturelle

Une fois à la piscine naturelle, malheureusement on a un temps un peu couvert, et même une petite pluie, mais ça ne nous empêche pas de profiter à fond. Même s’il n’y a pas grand monde, on sent que l’espace paie un peu sa notoriété, les fonds sont un peu abîmés et pas mal de coraux morts. Mais je vous rassure, ça reste un spectacle incroyable ! Si vous avez un crouton de pain, n’hésitez pas à le prendre avec vous, et retrouvez-vous au milieu d’une frénésie de poissons multicolores 🙂

On sort de la piscine, direction le snack le Kou-Gny. De toute façon, comme d’habitude en Nouvelle-Calédonie et en particulier sur les îles, pas pléthore de choix 🙂 Pas mal de personnes se sont organisées et ont amené leur déjeuner, ça n’est pas notre cas. Et le chemin pour y aller est très … typique. On marche le long d’une rivière avec très peu de fond, au milieu des pins, dans une eau cristalline. On arrive au snack, très accueillant, à l’ombre des arbres. On en profite pour recharger un peu les batteries, avant de repartir. On a rendez-vous à 15h avec le chauffeur de l’hôtel juste à côté du parking du Méridien, on en profite pour visiter l’hôtel et sa plage, hôtel légendaire de l’île. Effectivement, décor de voyage de noce 🙂 Retour à l’hôtel, on profite de la plage et de l’hôtel en fin d’après-midi, après une journée haute en couleur.

Pin N’Ga et grotte de la reine

Le lendemain, on loue une voiture auprès de l’hôtel pour une demi-journée pour faire un tour sur l’île. Au programme, ascension du pic N’Ga, et visite de la grotte de la reine Hortense. Pour la randonnée au pic, essayez d’y aller tôt. Ca n’est pas particulièrement long (environ 2h aller-retour), mais très pentu, pas d’ombre du tout, au soleil ça peut être compliqué. Beaucoup de cailloux jalonnent le sentier, prévoyez aussi de bonnes chaussures, on déconseille de la tenter en tong 🙂 Au sommet du pic, vue imprenable sur l’îlot brosse (en forme de brosse), et les baies de Kuto / Kanumera.

Après notre ascension, direction la grotte de la reine pour se rafraîchir. Comptez 200Frs par personne pour accéder au site. La grotte se trouve au bout d’un sentier traversant une jungle assez luxuriante, fougères, manguiers et compagnie. L’entrée est gigantesque, mais en s’y enfonçant on se retrouve rapidement dans le noir complet. Le temps de s’y habituer, on poursuit notre route, le bout de la grotte est éclairé par un grand puit de lumière et on découvre une large cavité. Sur les hauteurs de la paroi se trouve la couche en pierre de la reine.

Grotte de la reine

Baie de Kanumera

Après la visite, on reprend la voiture. On hésite quelques minutes à visiter l’ancien bagne, mais c’est l’heure du déjeuner et la chaleur est étouffante. On se rapatrie à l’hôtel, et au programme c’est sandwich sur la plage de Kanumera, sieste et snorkeling. Je crois pouvoir dire que cette baie est dans notre top 3 en Nouvelle-Calédonie en termes de confort / fonds marins / bleu de l’eau. La plage jouxte l’hôtel Ouré Tera, n’hésitez pas à prendre un kayak, l’hôtel en propose pour 3 fois rien, et partez à l’aventure sur l’îlot… aventure 🙂 Il est de l’autre côté de la pointe, grosse ambiance Robinson Crusoé, par contre on ne vous le cache pas il faut un bon coup de pagaie quand même ! Le soir venu, on reprend nos habitudes, couché de soleil et dîner à notre hôtel, toujours aussi confort 🙂 Le lendemain, on repart sur le gros caillou de la Nouvelle-Calédonie, direction Nouméa. Encore quelques jours devant nous, on va aller visiter Bourail, province nord de la capitale, encore inexplorée pour nous.

Noumea – Ilot Aventure

 

Bourail

Pourquoi Bourail ? Suffisamment proche de Nouméa étant donné le temps qu’il nous reste. On aurait bien aimé découvrir un peu plus la grande terre de Nouvelle-Calédonie, Hienghène, les îles du Nord, mais on ne peut pas tout faire !  2h environ de voiture pour y aller, nous avons réservé un gîte, l’Effet Mer, juste pour une nuit. Nous sommes accueillis par une amie des propriétaires, qui eux passent leurs vacances en France métropolitaine. Le gîte est très agréable, un petit sentier nous emmène à la plage de la roche percée à quelques mètres, les installations extérieurs sont agréables, et les petites maisons individuelles très cosy ! Alors après, sans vouloir faire le difficile, après les îles loyautés & Pins, difficile de trouver une autre plage jolie, mais le décor est quand même super. L’attraction du site : le bonhomme de Bourail et le sentier des trois baies. Avant de s’y attaquer, on va déjeuner dans un restaurant de la rue principale de la ville, il y a quelques endroits qui ont l’air correct. On a pioché au hasard, et vraiment, résultat on n’aura jamais été déçu par la qualité de la restauration en Nouvelle-Calédonie 🙂 Si si je mets des photos :

Sentier des 3 baies

Le sentier des 3 baies part du bout de la plage de la roche percée. Comptez un peu plus de 2h aller-retour, ça monte et ça descend ! Le sentier offre différent points de vue sur la baie de la roche percée, le bonhomme de Bourail, la baie des tortues et la baie des amoureux. Un raccourci existe quand la marée est suffisamment basse, un tunnel sous la falaise… on la tente, et raté, une fois au bout, aucun moyen de rejoindre la plage sans se mouiller. Demi-tour donc, et la grimpette commence 🙂 La baie des tortues est superbe, un jardin botanique et une forêt de pins coloniaux la précède. On a déjà marché 20min, autant vous dire qu’on est épuisé, donc on s’arrête pour faire une petite sieste digestive. On poursuit, direction la baie des amoureux, un peu cachée, un peu discrète, elle porte bien son nom ! Au bout du sentier, l’observatoire de la roche percée, signe qu’il faut faire demi-tour après avoir admiré la vue.

Après la randonnée, retour au gîte pour un repos bien mérité. On est avec un autre couple de métropolitain, et bon plan (on ne savait pas), on peut réserver une activité nocturne : visite de la plage de la roche pour assister pour les chanceux à la ponte des tortues ! Oui, on l’apprend seulement maintenant, mais cette plage est connue accueillir des milliers d’oeufs chaque année, et on était à priori en pleine période de pondaison. Dommage ! Autre bon plan, culinaire cette fois, une pizzeria à emporter est à la roche percée, alors pour le dîner on ne s’embête pas : Pizza bière dans le salon extérieur du gîte !

Plage de Poé et Fort Teremba

Le lendemain matin, direction la plage de Poé, à quelques encablures au nord de Bourail. Elle est connue pour être l’une des plus belles et plus longues plages de Nouvelle-Calédonie. Le lagon est superbe, on vous invite à nager jusqu’au récif corallien. Il est loin, mais la ballade vaut le détour ! Il y a très peu de fond jusque là-bas, donc vous pouvez aussi marcher. Mais s’est pas facile de voir où on met les pied, et de ne pas risquer d’abîmer les coraux:) La plage de Poé est une des plages les plus populaires de Nouvelle-Calédonie « sur le caillou », et on comprend pourquoi. Après la baignade, on déjeune dans le snack du camping juste à côté, terrasse ombragée très agréable.

Après le déjeuner, on commence à redescendre sur Nouméa. On a prévu la visite du fort Teremba sur la route. L’histoire de Nouvelle-Calédonie est très riche des histoires de déportation, bagnards, colonisateurs, ça aurait été dommage de ne pas s’y attarder. La visite est super ludique, on apprend beaucoup mieux la façon dont les colons ont peu à peu grappillé les terres ici, comment les ont-ils redistribuées, et ce qui a mené la Nouvelle-Calédonie et les Kanaks à être ceux qu’ils sont aujourd’hui. On vous invite à marcher dans nos pas, n’hésitez pas à y aller !

Fort Teremba, route de Bourail

Après la visite, on s’arrête sur une ou deux plages entre le fort et Nouméa, et décidément, je ne sais pas si c’est nous qui sommes devenus difficiles, mais on ne s’est jamais arrêté beaucoup plus de 5 min … Rien à conseiller par là-bas.

Derniers moments en Nouvelle-Calédonie

De retour à Nouméa, nous passerons la soirée sur l’Anse Vata, dernier dîner en Nouvelle-Calédonie. Restaurant sous les arcades, on ira boire quelques verres dans un bar juste à côté. Notre avion décolle seulement le lendemain vers 23h, on a donc toute notre dernière journée pour nous. Et meilleure idée, on a réservé 2 semaines avant une table sur Le Ponton Sainte Marie, un restaurant sur barge à 10min par la mer. Il faut vraiment s’y prendre à l’avance, le restaurant est victime de son succès 🙂

On y passe toute l’après-midi, on n’aurait vraiment pas pu rêver mieux pour notre dernière journée. On saute des balustrades, ça fait des saltos, on est juste à côté de supers récifs coralliens, on fait du snorkeling, certains font des tours de bouées tirées par un jet-ski. Aucune interdiction, sauter, nager sous le bateau, emprunter des bateaux gonflables … Une ambiance colonies de vacances règne, le restaurant est bon, les boissons abordables, le soleil est au rendez-vous, un moment au top !

Le Ponton, restaurant

 

De retour à l’appartement, on profite d’un dernier couché de soleil sur le port de Nouméa, et c’est l’heure de retourner à l’aéroport. 3 semaines de vacances en Nouvelle-Calédonie ça passe très vite, et on rentre avec des souvenirs plein la tête !

Coucher de soleil, port de Nouméa

 

 

 

Vérone et le Lac de Garde

Lac de Garde et Vérone – Italie – Ideavoyage

Informations utiles

  • Où : Vérone et le Lac de Garde
  • Période : Mai 2017
  • Durée : 4 jours / 4 nuits
  • Nous y rendre : Vol direct vers Vérone au départ d’Orly (250€ A/R / personne un weekend de pont de l’ascension)
  • Nous déplacer : Location de voiture (55€ 3 jours Europcar)
  • Nos nuits : A l’hôtel (il y a tous les prix)

Lac de Garde – Vérone

Notre arrivée

Départ de l’aéroport d’Orly le mercredi soir à 19h30 avec Transavia, le Lonely Planet des lacs italiens dans le sac. 1h15 de vol plus tard, on atterrit à l’aéroport de Vérone et on rejoint en taxi le centre « antique » de la cité où nous passerons la nuit (20 minutes et 30€ environ pour le trajet).

On ne passe qu’une nuit à Vérone, on a réservé dans une petite auberge au coeur du centre antique, sur la Piazzetta Scala, et un restaurant sur la même place pour 22h (Transavia est low-cost, pas de dîner inclus 😉 ). Premières ambiances de Vérone la nuit, le centre antique est très piéton, parsemé de petites places, de balcons fleuris, de belles façades. Les rues sont assez calmes, bien entendu quelques touristes et locaux, mais on s’attendait une population plus dense. La piazza del Erbe est la place principale de la cité antique, beaucoup de terrasses de restaurants, pas forcément bon marché, et s’y tient un marché quotidiennement (souvenirs, fruits, glaces, etc.).

Une matinée à Vérone

Le lendemain matin, on petit-déjeune sur le marché de la Piazza del Erbe, avant de faire le tour des incontournables :). Au programme : marcher jusqu’au Castel San Pietro de l’autre côté de l’Adige, en passant devant l’Eglise Sant’Anastasia et le pont Pietra. L’intérieur de l’Eglise est assez impressionnant, un audio guide à l’entrée permet d’avoir des explications sur les nombreuses chapelles la parcourant, les sols, les plafonds (quoi qu’un peu soporifique, on passera en accéléré). Une fois dehors, direction le pont Pietra duquel on aperçoit déjà la colline à gravir pour arriver au château. Pas fâché d’avoir fait l’ascension le matin, c’est assez facile mais il peut faire très chaud. La vue sur l’Adige et Vérone depuis ces hauteurs est vraiment top.

A deux pas de la Piazza del Erbe se dresse la tour des Lamberti qui domine la ville à 80m de hauteur. Depuis ce perchoir, la vue sur les toits rouges de la cité est superbe. Nous passons aussi sous le porche de la maison de Juliette et devant ses murs recouverts de mots d’amour, finalement le point le plus folklorique de cette attraction.  On déjeunera dans une pizzeria trouvée dans le Lonely, correcte, on fera le tour des arènes, avant d’aller récupérer notre voiture au bureau Europcar du centre de Vérone.

Le Lac de Garde

Direction Manerba del Garda

Une fois en voiture, direction Manerba del Garda. Comme d’habitude, nous avions pré-chargé les cartes des différentes régions traversées dans Maps.me, l’application GPS hors connexion. 1h de route environ, et nous voilà arrivés à La Gemma Sul Lago, notre chambre d’hôte pour les 3 prochaines nuits.

Nous n’avions rien prévu de particulier cet après-midi là, on profite de la piscine de notre hôtel avant de descendre au port en contre-bas, porto Dusano, histoire de visiter les alentours. Le port est très mignon, une petite plage est accessible à pied dans le prolongement. Mais ça n’est pas encore l’heure de notre première baignade en milieu naturelle. Un café et un restaurant surplombent le port. D’ailleurs incroyable, on commande une bière et un spritz, et en guise de cacahuètes, des chips et … une pizza, offerte !

Le soir nous allons en voiture dîner à 10min, à Porto Torchio. Ambiance un peu particulière entre un mariage chic et des campeurs… moins chics, entre des nappes blanches et des menus sur des vieux cartons. Enfin on est bien quand même 😉 On ira boire un ou deux gin tonic à côté avant de rentrer à l’hôtel, la journée du lendemain s’annonce chargée !

Isola Del Garda et le Nord de l’Ile

Pour le lendemain matin nous avions réservé des billets pour nous rendre à Isola Del garda en bateau. Départ prévu à 10h30 du port de Toscolano Maderno. Pour avoir tous les horaires et les prix 2017 c’est ici. Comptez un peu plus de 25€ par personne. Isola vaut le coup, île privée sur le lac de garde, offrant la visite de superbes jardins. On ne peut pas vous en dire plus, on a raté le bateau à quelques minutes … Peut-être la faute du Gin Tonic une dizaine de lignes plus haut, qui sait 🙂 Pas grave, on en profitera pour remonter la côte tranquillement en voiture. La route qui la longe est superbe, parsemée de petits villages et de points de vue sur le lac. Environ 30min depuis Maderno et nous arrivons à Limone, pause plage, visite, et c’est l’heure de déjeuner.

Le village est vraiment sympa à visiter, plein de petites rues très escarpées à flan de montagne. Je m’achète un chapeau de paille, le soleil tape un peu trop pour moi 🙂

Début d’après-midi, on remonte en voiture direction Riva Del garda, à une vingtaine de minutes en voiture. Riva est connue pour ses « longues » plages, chemin de randonnée, et spot privilégié pour les véliplanchistes et kyte-surfers. De notre côté, une rapide visite de la ville (qui n’a pas grand chose à offrir), mais une sieste sur une grande plage d’herbe ou pas mal de petits groupes se sont donnés rendez-vous. Et les canards aussi 😉

Le Lac Ledro pour la fin de journée

De Riva, le Lac Ledro n’est qu’à un vingtaine de minutes. On a réservé un saut en parapente en fin d’après-midi. Pourquoi le Lac Ledro et pas le lac de Garde ? Il y a beaucoup moins de vent au dessus du lac Ledro, plus petit et protégé par les montagnes, c’est donc ici que sont organisées les initiations. On roule donc vers le Lac Ledro, et en arrivant à ses abords on se rend compte que l’endroit est beaucoup plus calme que le lac de Garde. Moins de vent, de gens, de bruit. Vraiment super agréable. On en profite pour se détendre en bord de lac sur la plage Besta, on a une petite heure avant notre rendez-vous. Une pizzeria sert à toute heure d’ailleurs sur la plage, utile en cas de petite faim 😉

Italie Lac Ledro

Italie Lac Ledro

Après ce petit break, direction l’autre côté du lac où nous avons rendez-vous avec l’équipe d’Adrenaline Hunter pour le saut en parapente (comptez 110€ / personne pour info). On les rejoint à 19h, les vols sont conseillés en début ou en fin de journée, toujours une histoire de vent. Nous roulons environ 30min en Jeep pour rejoindre le haut d’un des monts surplombant le lac, la route est à pic, rien que ça c’est impressionnant 🙂 On arrive sur une espèce de prairie sur la montagne, pentue comme jamais, on est à deux doigts de se prendre pour des chèvres. Quelques consignes de sécurité, et on s’élance en binôme, chacun un mono. Le vol est super impressionnant, la vue sur le lac Ledro à couper le souffle. On vole 20min, et ils nous offrent la carte SD avec le film à la fin, au top 🙂 Super souvenir !

Après le vol, nous reprenons la route direction la maison, un peu fatigués de la journée. Nous avons une bonne heure de route, et irons dîner à Porto Dusano juste en dessous de notre chambre d’hôte. Un seul restaurant, heureusement il sert jusqu’à 22h.

Salo, Comincioli et la Fiera del vino

Salo

Le lendemain, au programme, c’est déjeuner à Salo et dégustation de vin mais surtout d’huile d’olive. On a demandé à notre hôte de réserver pour nous la dégustation à la Comincioli, un endroit réputé pour son huile d’olive. Ca sera à 15h30, ce qui nous laisse largement le temps de découvrir Salo et ses environs.

A 15min de voiture nous rejoignons Salo, une ville encastrée dans une profonde crique du lac de garde. Par chance, c’est Samedi, jour de marché, apparemment très fréquenté dans la région. On va y faire un tour, énormément de fringues, et tout au fond après le cours d’eau, une allée destinée au marché frais. Tout à l’air incroyablement bon, mais ça n’est pas encore l’heure de déjeuner pour nous 🙂 Après avoir fait un tour sur le marché, retour en ville pour arpenter les rues et la balade du port. C’est une ville assez chic finalement, mais les rues étroites sont baignées de fraîcheur, et assez peu touristique, on respire. Et aussi il y a des canards partout !

Pour le déjeuner, le Lonely sera de bon conseil. Le restaurant Papillon, tout au bout de la promenade du port, est un lieu super agréable. Il faisait chaud, et la fraîcheur de l’ombre des grands saules a été assez réparatrice. A la fin du déjeuner, il est temps de se rapatrier vers la voiture direction l’huile d’olive !

Italie Lac de Garde, Salo, Papillon

Italie Lac de Garde, Salo, Papillon

Comincioli & le Rocca di Manerba

Comincioli est une véritable Azienda, produisant son propre vin et sa propre huile d’olive. Ambiance très familiale, nous avons été accueillis par la femme d’un des fils de la famille. Elle nous fait faire le tour du propriétaire (vous irez découvrir ça par vous-même), tour super instructif. Unique petite déception, pas de tour des vignes ou des champs d’oliviers. En même temps sous ce soleil de plomb, c’est pas plus mal. A la fin de la leçon, l’heure de la dégustation. On commence par les huiles, 4 huiles, des bouteilles entre 20 et 40€. Première expérience assez particulière, mais on sent bien les nuances entres les huiles. On poursuite avec 5 vins à déguster, 3 rouge, un rosé, un blanc, ça vous fait tourner la tête.

Notre hôte, super aimable, nous raconte un peu ce qu’il y a à faire dans le coin, et nous apprend qu’on est en plein dans la période de la Fiera Del Vino de la région. La fête se tient à Polpenazze, village à 2 pas, parfait. Les festivités ne commencent qu’en toute fin d’après-midi, ça nous laisse le temps d’aller nous balader dans le parc du Rocca di Manerba, qui offre apparemment un point de vue à couper le souffle sur le lac. Nous remontons en voiture donc, direction un des parkings au pied du Roc. La montée dans le parc se fait à pied, assez facilement mais quand même, ça grimpe. Les ruines du château et une végétation peu dense offre une vue imprenable sur le lac, superbe. Après la balade, petite pause plage en contre-bas du rocher pour une bonne heure avant d’enchaîner avec l’apéro à Polpenazze.

Fiera del vino

Le village de Polpenazze est assez petit, il était fermé à la circulation pour l’occasion. Pour les lecteurs qui se sont déjà rendus à la fête des vendanges de Montmartre à Paris, c’est à peu près la même chose, avec des produits un peu plus locaux quand même. On paie 5€ l’entrée (avec un superbe verre en cadeau), et ensuite c’est 3€ le verre, pas mal de stand pour manger aussi. On repartira après un quelques verres, et quelques saucissons à la truffe sous le bras.

Sirmione, dernière jour et dernière étape

Notre avion décolle à 16h dans l’après-midi, on a des bagages en soute et on doit rendre la voiture, on vise 13h30 à l’aéroport pour être large. Ca nous laisse le temps de passer par Sirmione, un incontournable de la région. Quelle erreur. La gestion des parkings en amont de la presqu’île est très désorganisée, on met 45min à trouver une place, il y a foule. On se gare à 20min à pied du centre de Sirmione, mais allez, on ne recule pas 🙂  la ville est très jolie, la mer de part et d’autre donne beaucoup de cachet. On marchera jusqu’à la Jamaica Beach, tout au bout de la presqu’île. Pas mal de magasins de souvenirs jalonnent notre visite, on s’y arrêtera de temps en temps aussi pour profiter de l’ombre. Bref, si vous voulez visiter Sirmione, nous vous conseillons très tôt, ou tard le soir.

On se fait préparer un sandwich dans une authentique charcuterie italienne, et hop, retour à la voiture pour un retour à Paris en toute fin d’après-midi.

 

Albanie, Lac Koman, Ferry

Albanie – Ideavoyage

Itinéraire & Infos utiles

  • Période : Aout 2016
  • Monnaie : Lek pour le quotidien, mais Euros acceptés
  • Coût : Nuits d’hôtel à partir de 10€ en auberge, peu d’offres donc les prix sont les mêmes que dans les pays voisins plus touristiques. Repas pour l’équivalent de 10€ par personne max au restaurant, taxi entre 3€ et 12€ en fonction des distances
  • Connexion : Wifi dans beaucoup de restaurants, dans tous les hôtels.
  • Hôtel : En haute saison, on a bien fait de réserver l’ensemble des hôtels à l’avance
  • Transports internes : location de voiture, 350€ la semaine avec AutoEurope

On a bien entendu défini notre itinéraire en fonction du temps qu’on avait sur place (9 jours), de notre moyen de transport (voiture de location), et des itinéraires possibles. L’Albanie étant un pays très, très montagneux, et les routes pas toujours nickels, les trajets peuvent être rapidement longs et compliqués 🙂

  • Arrivée le Vendredi soir à minuit heure locale à Tirana
  • Départ en voiture direction Valbone, via Koman, le ferry, et Fierze
  • De Fierze à Berat, toujours en voiture
  • De Berat à Sarranda
  • De Sarranda à Dhermi
  • De Dhermi à Tirana pour une dernière journée

Pour information, on avait installé l’application Maps.me sur nos Smartphones, qui proposent des cartes hors connexion. Ca nous aura bien aidé dans de nombreux culs de sac !

Arrivée à Tirana

On arrive à Tirana à minuit le Vendredi soir. On est parti avec Austrian Airlines, escale à Vienne 2h à l’aller. Etant donné l’état accidenté de la plupart des routes, on a réservé un SUV, première surprise, on nous propose un Kangoo. Bon état d’esprit, on est en vacances, et le bon côté c’est que l’habitacle est immense. A 5 mecs, on sera pas plus mal en utilitaire 🙂

Le temps de prendre la voiture, et de filer vers l’auberge de jeunesse qu’on a réservé il est déjà 1h. Même si la plupart des bars ferment à 2h on trouve sans mal un endroit ou faire un peu durer la nuit. Pour info on a dormi au Propaganda Hotel, rien à redire vu l’emplacement et le prix (10€ / nuit).

En route vers Koman

Le lendemain on a réservé le ferry de midi de Koman à Fierze. 5 places + une voiture pour environ 30€. Il est conseillé d’arriver 1h avant, et sachant que le GPS prévoit 2h30 de trajet… on part à 7h30. 1h de marge, c’est pas trop vu ce qu’on avait pu lire avant. Et on a pas été déçu. Bon alors on met effectivement 3h30 a rejoindre Koman, et l’arrivée sur le quai est un bordel (organisé?) sans nom. Suivre les panneaux « Boat » en ville nous amène dans un sombre tunnel encombré de dizaines de voitures en warning. Obligé de s’arrêter au milieu du tunnel, on descend tous de voiture, et à l’embouchure on tombe sur une petite plate-forme dédiée à organiser montée et descente des voitures dans le ferry.

Il faudra bien s’identifier auprès du gentil organisateur pour réussir à se faire une place dessus. Et pensez à réserver ! Bref, on partira avec 3h de retard, 15h au lieu de 12h 🙂 La bonne nouvelle, c’est que le bar du Ferry, lui, à ouvert à l’heure. On aura passé un super moment sur le pont !

Albanie, Koman, attente du Ferry

Albanie, Koman, attente du Ferry

Albanie, Koman, attente du Ferry

Albanie, Koman, attente du Ferry

Valbona

Enfin Fierze, notre porte d’entrée pour Valbona, la grande vallée / parc naturel d’Albanie. Le programme : filer en voiture pendant 1h30 environ plein nord et rejoindre le coeur de la vallée et plus exactement l’hôtel Rilindja. Le complexe propose pas mal d’offres, de la location de gîte privatif, à l’hôtel plus chic en passant par l’auberge de jeunesse. Je ne fais pas durer le suspense, on a choisi l’auberge. Au top !

Rilindja - Valbona, Albanie. Parking

Rilindja – Valbona, Albanie. Parking

Pas énormément d’options pour le dîner. On aurait aimé dîner en « ville », on tente mais on ne trouvera aucun restaurant… On se rabat sur celui du complexe de Rilindja, pas malheureux les plats y sont excellents !

Une courte nuit de sommeil, le lendemain c’est parti pour une journée de randonnée en montagne. Nos hôtes nous ont donné pas mal de conseils super concernant notre parcours, et un panier repas (oui parce qu’au final les restos d’altitude, bah il y en a pas ;)).

Quelques heures de marche plus tard, retour à notre gîte. Les jambes un peu coupées, on ne sera bon qu’a prendre un apéro, un second, un festin au même restaurant (rien de nouveau n’avait ouvert entre temps), et au lit. Le lendemain on se lèvera tôt, direction Berat, notre halte sur la route vers le sud de l’Albanie.

Direction Berat

Berat est à 7h de route de notre hôtel , vu notre timing et le temps qu’avait pris le ferry à l’aller, on a préféré assurer le coup et contourner. Pourquoi Berat ? Finalement l’une des rares villes avec un patrimoine, et presque sur la route de la Riviera Albanaise, notre dernière étape. La forteresse et les églises qui la composent sont superbes, le dédale de rue pavée pour y accéder n’enlève rien au charme de la citadelle. Les soirées d’Août, les quais du centre ville le long du parc se peuplent de badauds sortis d’on ne sait où. Glace, barbe à papa, on se croirait presque sur un port de la côté d’azur. Les terrasses de cafés sont bondées mais vous n’aurez néanmoins aucun mal à trouver où dîner.

Nous avons passé la nuit à l’hôtel Belgrad Mangalem, les chambres sont tops, le petit déjeuner est servi sur un toit terrasse super agréable.

Sud de Berat – Cascades de Bogova

On repart de Berat au matin, l’objectif étant de rejoindre Saranda dans la journée en passant par les cascades de Bogova après s’être fait indiquer l’itinéraire. On remonte en voiture, direction plein sud à environ 1h de route, avant de bifurquer sur un petit sentier. On s’enfonce aussi loin que possible, on parke la voiture a l’ombre d’un arbre et on s’engage sur le sentier. Une courte marche de 30min, vraiment accessible, et nous y sommes. C’est top, on est seul, le site est un peu moins impressionnant que ce à quoi nous nous attendions. Mais le bruit de la chute, l’eau cristalline dans cette enclave montagneuse, c’est superbe malgré tout ! Les plus courageux se baignent, l’eau doit-être entre 12 et 15 degrés max, ça pique, ça brûle même, mais ça fait un bien fou !

Albanie, Bogova, Cascade

Albanie, Bogova, Cascade

Direction Saranda

On rejoint la voiture, direction Saranda, les prémices d’un périple imprévu ! Fidèle à l’itinéraire proposé par Maps.me (notre carte préchargée dans les smartphones), on se lance à l’assaut d’une montagne qui s’avèrera infranchissable. Entre les routes qui se transforment en couloir ou même un âne ne passerai pas, et nos épreuves de franchissements dignes d’un test auto-moto pour une jeep dernier cri, nous et notre Kangoo avons dû capituler après 3 heures de combat acharné. On mettra donc 9 heures pour rejoindre notre destination a lieu des 4h prévues initialement. Mais on aura au moins eu l’occasion de repousser les limites de la voiture, qui malgré quelques frayeurs aura bien tenu le coup !

Albanie, District de Berat, Route

Albanie, District de Berat, Route

On arrive à Saranda la nuit tombée… La tuile, notre réservation en auberge de jeunesse via booking  a été mal enregistrée, en même temps 20€ pour 5 pour 2 nuits ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille ! On trouve un autre hôtel dans le centre qui propose lui aussi une chambre pour 5, on paiera beaucoup plus cher (100€ la nuit), mais on a la piscine et une vue incroyable sur la baie. Pour l’heure, c’est l’heure de prendre l’apéro, point de départ d’une soirée qui nous fera écumer les rues albanaises et passer par le Mango Beach Club (très sympa pour faire la fête d’ailleurs).

Saranda alentours – Parc de Butrint et source de l’oeil bleu

Le lendemain matin, direction le parc de Butrint. Il représente un « incontournable » en Albanie, l’un des rares sites culturels archéologiques du pays. Le parc abrite également un écosystème très varié, lagons d’eau salée, marécages, patûrages… En plus de la visite culturelle, et si vous n’avez pas assez marché, de nombreux sentiers balisés parcours le site naturel.

La visite nous aura pris une bonne demi-journée, on déjeunera dans la ville voisine, Ksami. Jalonnée de jolies plages et de quelques restaurants, on trouvera sans mal en suivant les flèches (et les gens, parce qu’en réalité, mi-Aout il y a pas mal de monde).

Pause déjeuner terminée, c’est le moment de filer vers la source de l’oeil bleu, l’une des merveilles naturelles de l’Albanie. Une source souterraine qui forme un bassin d’une température moyenne de 10°C rendant les eaux transparentes et formant une iris bleu irisée à qui elle doit son nom. Le parking est un vrai bazar, on vous conseille de vous garer un peu en amont. Prenez vos maillots, après une petite randonnée de 15min les plus courageux pourront tenter la baignade, il y a même une plate-forme pour plonger.

Dernière étape : Dhermi plage

Une station balnéaire au pied des montagnes albanaises. Attention, si vous souhaitez y séjourner, notez que Dhermi est un village dans les hauteurs. Nous avons choisi un hôtel à Dhermi Plage, les pieds dans le sable. Un peu moins bon marché, mais pour nos deux dernières nuits on se dit qu’on mérite. Au menu : grillades, pizza, salades grecques (on sent l’influence dans la gastronomie). Au programme : bouquin, beach bar, plage, et coucher de soleil.

Albanie, Dhermi

Albanie, Dhermi

Lever de soleil sur Bagan en Birmanie

Birmanie – Ideavoyage

Itinéraire & Infos utiles

  • Période : Debut Mars 2016, la haute saison s’étend de Octobre à Mars
  • Monnaie : Kyats pour le quotidien, USD pour hotel / transport
  • Coût : taxis et marchés : Négociez ! Nuit d’hôtel entre 30USD et 50USD pour 2, repas pour l’équivalent de 3/4€ par personne max, taxi entre 3€ et 12€ en fonction des distances
  • Connexion : Wifi dans de très nombreux hotels, et dans certains restaurants en ville
  • Hôtel : Reservation la veille pour le lendemain sans problème
  • Transports internes : Anticiper l’itinéraire 2/3 jours en amont, les moyens de transports ne sont pas forcément réguliers (go-myanmar.com)
  • Visa obligatoire, (eVisa si vous arrivez via l’aéroport, visa standard si vous arrivez par voies terrestres)

Avant toute chose, une description succincte de notre itinéraire en Birmanie. Nous n’avions rien réservé avant mise à part la première nuit, mais avions planifié notre itinéraire en fonction des moyens de transports disponibles. Autre chose, on a choisi un aller-retour Paris-Yangon, mais pas mal de monde passe par la Thaïlande et traverse la frontière en bus, probablement moins cher si vous avez le temps! En tout, en comptant en moyenne 25€ par nuit par personne, sur place on aura dépensé 650€ (tout compris, nourriture, transports internes et hotels).

  • Arrivée le Samedi matin à 5h du matin heure locale à Yangon (Rangoun)
  • Bus de nuit direction Bagan le soir même
  • En bateau jusqu’à Mandalay, ça nous prendra la journée
  • En mini-bus jusqu’à Kalaw, 6h de route en matinée
  • Trek direction le lac Inle, il durera 3 jours / 2 nuits
  • Avion vers Nagapali beach où on restera 3 jours / 3 nuits
  • Avion direction Yangon (Rangoun) pour une dernière nuit en Birmanie
    Myanmar (Birmanie), Itineraire

    Départ pour la Birmanie

    Le Lonely Planet Birmanie (Myanmar) oublié sur la table basse du salon, on achète le routard à l’aéroport Charles de Gaulle et on s’envole pour 2 semaines en Birmanie !! Pas de vol direct pour Yangon (ou Rangoun), on part avec Qatar Airways, escale de 2 heures prévue à Doha. Il nous en coutera 750€ par personne, 100€ de plus qu’avec Air China mais le comparatif de réputation des 2 compagnies aura eu raison de notre choix. Le trajet durera environ 14h en tout, 5h30 de décalage horaire, on part le Vendredi à 9h heure française et on atterrit le Samedi vers 5h heure locale. Le sempiternel rituel du sac, nous avons emmené :

    • Passeport, Visa, et 500USD / personne
    • Trousse de soin (Biafine, anti-dhiarrétique, traitement contre le palu, pansements et désinfectant)
    • Trousse de toilette et crème solaire
    • Lunettes de soleil, tong, paire de baskets, casquette / chapeau
    • Un maillot de bain, 10 t-shirts, 2 bermudas, 3 paires de chaussettes, un pull, un jean
    • Echantillon de parfum pour les birmanes
    • GoPro, téléphone, chargeurs
    • Mots fléchés et bouquins
    • Sac à dos plus petit pour le trek de 3 jours et les déplacements quotidiens

    Concernant le Visa Birmanie, veillez à le faire 3 semaines avant la date de départ. En ligne sur le site http://evisa.moip.gov.mm/, site officiel du gouvernement. Si vous ne le recevez pas par mail, pensez à regarder vos spams ! Et attention, si vous prévoyez de passer la frontière par la route (via un pays limitrophe), le eVisa ne fonctionne pas. Il faudra le retirer en ambassade.

    Myanmar (Birmanie), Plane, screen, Yangon 2

    Yangon

    Notre arrivée

    Arrivée à 5h du matin, avec un bus de nuit à prendre le soir même pour Bagan, on sait que la journée va être éprouvante. On change nos dollars à l’aéroport pour des Kyats, monnaie locale. On garde quand même 100USD chacun, parfois utile pour payer les bus ou certains services. Pour le bus Yangon – Bagan, on a contacté JJ Express sur Facebook 10 jours avant, via la messagerie instantanée pour réserver nos places. Donc le programme c’est taxi vers la gare de bus pour déposer nos sacs au bureau de JJExpress, et ensuite direction le centre ville de Yangon où on passe la journée.. Compter environ 10.000 Kyats de taxi pour les longues distances (30-45min), soit environ 8€.

    A Yangon, pour se mettre directement dans l’ambiance, on décide de prendre un train depuis la gare centrale qui fait le tour de la ville. 300 Kyats par personne (un peu plus de 20cts), pour 3h. Si ça vous dit, allez directement au quai numéro 7, un guichet vous y attend ils vous indiquera le train. Il était tôt, si bien qu’on a pas trop souffert de la chaleur. Les tenues traditionnels, les marchés sur les quais, ça a été une super expérience. Si vous avez le courage, n’hésitez pas à vous arrêter à un des multiples stops pour vous ballader un peu en périphérie de la ville. Le train suivant vous ramènera au centre de Yangon !

     Yangon : ses pagodes

    Après nos 3h de trains, on se ballade un peu en ville. Il fait chaud, sec, et l’air est assez chargé en gaz d’échappement. On se pose dans un petit restaurant du centre-ville recommandé par le guide. Le restaurant est climatisé, ça fait un bien fou, et une théière pleine trône sur chaque table du restaurant. Premier contact avec les prix de la restauration, environ 1,5€ le plat 🙂 Bonne surprise !

    Restauré, on décide de s’attaquer aux 2 pagodes principales de Yangon. La pagode Sule, en centre ville, et plus tard la pagode Shewdagon qu’on rejoindra en taxi. Shewdagon est vraiment incroyable, surtout à la tombée de la nuit ! Attention, les pagodes se visitent nus pieds, les épaules et les jambes couvertes. Premier contact avec le Longhi, ce vêtement mixte proche du paréo qui me suivra tout au long du voyage 🙂 A vendre à 4€ env. à l’entrée des pagodes.

    Après en avoir pris plein les yeux, il est temps de repartir, toujours en taxi, direction la gare de bus. RDV 19h30 pour un départ à 20h et c’est parti pour 8/9h de bus direction Bagan. On a pris un bus « VIP », 19USD par personne. Succession de bonne surprise, les bus sont incroyablement confortables, sièges inclinables, climatisation (penser à garder un petit pull), bouteille d’eau et collation. Il y aura un stop au milieu de la nuit pour s’arrêter dans une espèce de food center en bord de route. Bref, très bon souvenir de ce trajet !

    VIP Bus - JeyJey - Yangon to Bagan

    VIP Bus – JeyJey – Yangon to Bagan

    Bagan

    Notre arrivée

    Arrivée à Bagan, 5h du matin, on a pas vu la moindre douche depuis plus de 48h. Heureusement, on a les lingettes 🙂 On arrive à la gare routière, beaucoup de chauffeurs de taxi attendent pour prendre en charge les passagers. Nouveau bon plan, étant donné l’heure ils proposent de nous emmener voir le soleil se lever sur les temples avant de nous déposer à l’hotel (impensable de checkin à l’hotel à 5h du mat’ de toute façon). Direction le temple Shwesandaw. La sortie du taxi se fait dans le noir complet, on rejoint l’escalier qui mène sur la terrasse du temple à la lampe de poche :). L’ascension est proche de l’escalade tant les marches sont hautes et l’escalier à pic. Marrant !

    Carte des temples et de la zone Bagan - Boussole utile :)

    Carte des temples et de la zone Bagan – Boussole utile 🙂

    On s’installe sur un mur de pierre, tourné vers l’est, et avec le soleil apparaît un spectacle époustouflant. Surtout qu’on avait absolument pas vu quoi que ce soit de nuit ! Des dizaines de temples sortent de terre sous nos yeux, magique.

    Vers 7h, on remonte dans le taxi direction notre hotel. Vous pourrez opter de dormir dans le new Bagan (plus ville), le old Bagan (plus calme et romantique), et   Nyaung-U un peu plus au Nord mais un peu plus en mode resto et bar. Nous avions opté pour Nyaung-U et le Zfreeti hotel (50€ la nuit environ, très confortable, service impec, wifi partout, petite piscine, buffet petit déjeuner très bien). Mais n’importe quel emplacement aurait fait l’affaire, les soirées étaient assez courtes ! On ne prendra que des hotels proposant le wifi pour pouvoir booker l’hotel suivant facilement. Nos journées à crapahuter au milieu de tous ces temples ont eu raison de nous à chaque fois, au lit après le dîner !

     

     

    Bagan : la découverte de la vallée

    L’hotel proposait une location de vélo électrique pour 3€ / jour environ. On les prend le premier jour, on optera pour un scooter électrique le lendemain (plus rapide et plus simple pour discuter de l’itinéraire à deux :)), à 8€ la journée environ. Et une fois sur vos montures, allez vous perdre au milieu de tous ces temples, sur des sentiers plus ou moins battus. Le temps de se prendre un peu pour Indiana Jones 🙂 La sieste après le déjeuner est tentante, mais gardez à l’esprit que la nuit tombe vite et tôt à cette saison (18h30 nuit noire presque). On a un peu lâché le guide, les cartes de la région disponibles à l’hôtel ou à l’entrée des grands temples sont plus complètes, quand au restaurant le feeling fonctionne très bien aussi 🙂

    Tous les temples sont superbes, Ananda, Thatbyinnyu, Htilominto, et plein d’autres. Et j’insiste, louez un scooter électrique c’est quasiment obligatoire surtout si comme nous vous ne prévoyez que 2 ou 3 jours pour sillonner la région.

    2 jours et 2 nuits plus tard, on part en Bateau sur l’Irrawaddy direction Mandalay. Les billets ont été géré par l’hôtel sans supplément pour 30USD / personne.

    En bateau jusqu’à Mandalay

    Nos tickets en poche, on arrive à 5h du matin à l’embarcadère. Le bateau est vraiment  grand. Un déjeuner offert à bord, et on doit payer les boissons / suppléments snack si on en prend.

    Myanmar (Birmanie), Irriwaddy, Bagan Mandalay

    Myanmar (Birmanie), Irriwaddy, de Bagan à Mandalay

    La croisière durera environ 13h, quand même ! On sera parti de nuit, on arrivera de nuit. En revanche, nous partagions ce grand bateau à … 8. Plus les membres d’équipage. Incroyable. A priori, il y aurait plus de monde dans l’autre sens, mais en tout cas on avait le bateau pour nous ! Lever et coucher de soleil VIP, et l’occasion de bouquiner un peu, d’écrire les cartes postales. On perd une journée, mais on aurait mis quasiment 6h en bus, on s’est dit que ça serait plus sympa le bateau même si plus long. Au final, aucun regret ! Mais il faut de quoi s’occuper un peu 🙂

    Mandalay

    On arrive de nuit donc à l’embarcadère de Mandalay, on aurait pu marcher 30min jusqu’à notre hotel, mais on a préféré prendre un taxi (rapport au sac), pour ressortir rapidement après. Alors on a rencontré un couple dans le bateau avec lequel on tente de partager un taxi…. Pas possible 🙂 Ca sera 5,000 Kyats par couple, et non par voiture. On arrive à notre hotel de Mandalay, le Sahara Hotel. On l’avait booké au départ de Bagan en profitant du Wifi de l’hotel. Le personnel était charmant. Petit dej très bien, et le wifi fonctionne bien. Ils se seront démenés pour nous trouver un moyen de transport économique pour rejoindre Kalaw le surlendemain (penser à solliciter en amont vos hôtels pour qu’ils organisent vos liaisons, parfois ça n’est pas simple 🙂 ).

    On repart de l’hôtel dans la foulée, direction un restaurant pioché dans le guide à quelques blocs de là. Les rues sont quadrillées, portent toutes un numéro, si bien que c’est très facile de s’orienter. Bon on ne trouve pas notre resto, mais optons pour une sorte de bar des sports / barbecue ou la bière est pression. Pas mal. Il n’y a que des hommes, l’ambiance est particulière, et on retrouve avec plaisir et par hasard un couple de français qui était sur le bateau avec nous ! On se ballade un peu avant de retourner à l’hotel, halte supermarché et achat chocolat (enfin). Le centre-ville n’est pas si agréable et nous fait penser à Yangon. Circulation dense, atmosphère chargée de gaz d’échappement, et les plus petites rues sont très sombres.

    Mandalay Hill

    Le lendemain, Mandalay Hill ! De l’oxygène, on gravit les (soit disant) 1700 marches jusqu’au sommet. Plusieurs pavillons abritant des Buddhas (petits, immenses ou clignotants) jalonnent notre ascension.  En haut, payer 1,000 Kyats par personne (tourist only) pour admirer la vue. La vue est belle, mais on est surtout fier de l’effort ! On devine l’escalier gravit qui serpente en contrebas de la colline, et on est impressionné par la taille du parc royal vu de là-haut. Immense. On redescend au pied de la colline, il y a deux très beaux temples à visiter avant d’aller déjeuner, dont la Kuthodaw Pagoda. Elle abrite le plus grand livre « ouvert » du monde, plus de 700 stèles de pierre chacune abritée par une mini pagoda (Stupa). L’ensemble est super impressionnant.

    On finira par casser la croûte sur des petites tables de dinette déposées sur un trottoir (restaurant de rue, très bon et on mange très bien pour 1€) ! Après-midi flânerie, et le soir, second restaurant de rue et la découverte de l’incroyable Paratha (sorte de pain Birmans, très gras, et surtout très bon !!)

    Le Lendemain, notre hôtel nous aura dégoté 2 places dans un mini bus direction Kalaw (15USD / Personne). On y sera en 6h environ !

    Kalaw, point de départ de notre Trek vers Inle Lake

    Pour l’organisation du trek, arriver la veille à Kalaw, ça n’est pas utile d’anticiper plus que ça à priori. On a réservé une nuit au Dream Villa Hotel, très accueillant, service, propreté, tout impec comme d’habitude. Et chambre avec vue sur une pagode :). Il y a beaucoup d’agences de trek, et après en avoir visité une ou deux et avoir ressenti un côté un peu impersonnel, on a une très bonne surprise en rencontrant le guide « free-lance » conseillé par notre hôtel. Son facebook : Sai Thet Tant.

    On a payé environ 160,000 Kyats à deux pour le trek de 3 jours / 2 nuits. C’est un prix global incluant déjeuner, dîner, couchage chez l’habitant. Et plus on est, moins le prix est élevé (c’est là que les agences renommées ont leur intérêt, les grands groupes font des économies). Mais avoir le guide pour nous nous permettra de lier des liens plus facilement, et d’avoir un vrai échange de 3 jours avec un enfant du pays. Super intéressant :).

    Le Trek réservé, on visite le marché de Kalaw (qui ferme à 17h),  de dîner dans un restaurant Népalais (Everest restaurant) conseillé par le guide, et de finir la soirée au Hi Bar. Super moment quand un groupe de locaux a donné de la voix et de la guitare dans ce minuscule bar. Et Hugo et Laurence, un couple de de Quebecois attachant avec qui on aura bu un peu trop de « Special drinks » (Rhum Sour). 1,000 Kyats le verre, soit un peu moins de 1€.

    Réveil difficile, rendez-vous à 8h avec notre guide devant l’hôtel pour le départ :).

    3 jours / 2 nuits, le trek vers le lac Inle

    60km de Trek, 25km le premier jour, 25km le second, et 10km le dernier jour (arrivée au lac au déjeuner du 3ème jour). On passe à travers l’evergreen forest, les rizières, on longe des cours d’eau, des chemins de fer. On déjeune dans des « viewpoint » au sommet des collines (plus haut sommet 1400m, le lac étant lui à 900m au-dessus du niveau de la mer). On dort chez l’habitant les 2 nuits, on aurait pu dormir dans un monastère la seconde, déconseillé car beaucoup de monde. Notre guide a embauché un « cook » pour préparer dîner et petit déjeuner.

    Les habitations dans lesquelles nous passons la nuit sont des maisons assez grandes en parpaings, on a une grande chambre pour nous, à priori a partager si on est un groupe. Un peu d’électricité, pas d’eau courante mais un puit dans le jardin pour la toilette. Cette expérience aura été une des plus enrichissantes de notre voyage !

    L’arrivée se fait au lac Inle, ou il faut payer 13,000 Kyats supplémentaire pour aller dans la zone. Il y a une sorte de péage pendant le trek.

    Le Lac Inle (Inle lake) et Nyaung Shwe

    Le lac Inle

    Un bateau à moteur nous attend pour nous faire traverser le lac, passe par les petites cahutes / magasins, assez touristiques mais pourquoi pas, il y a des beaux objets quand même. Après tout, on est des touristes :). Le bateau nous amènera jusqu’à Nyaung Shwe ou nous séjournerons. Pour dormir au lac, 2 possibilités : les hotels sur le lac, on vous conseillera de craquer votre porte-monnaie si vous pouvez et de prendre une chambre sur pilotis (directement sur le lac). Séjour romantique et zen. Sinon, faites comme nous, optez pour Nyaung Shwe plus économique et plus vivant. On a logé à l’Aquarius Inn, parfait. Véritable havre de paix 🙂

     

    Nyaung Shwe

    Le soir un peu lessivé, mais le lendemain nous louerons des vélos pour rouler autour du lac. Se renseigner auprès de votre hotel sur les marchés ouverts, et y aller tôt le matin ! Il ferment souvent vers 10h ! Vous pourrez prendre un bateau avec vos vélos pour retourner en ville, pas de panique en cas de fatigue 🙂 Pour le reste, Nyaung Shwe est une ville très agréable, quelques bons restos autour du marché, un pub même pour les amateurs de bières pression et de football ! Et le marché est super cool aussi ! Si vous croisez un stand de découpe de gateaux aux ciseaux, n’hésitez pas ! C’est divin, un peu comme des loukoums en un peu plus léger (mais ça tient quand même au corps !). On aura acheté quelques souvenirs là-bas.

    Après 2 nuits passées à Nyaung Shwe, on s’envole pour Ngapali de l’aéroport de Heho ! Le vol coûte 100USD par personne environ, et le taxi pour rejoindre l’aéroport 15,000 Kyats (1h de trajet environ).

    Ngapali beach !

    Arrivée à l’aéroport de Thandwe. On a l’impression de débarquer au club med, mais en plus petit, plus intime. Le hall de l’aéroport est jalonné de stand arborant les couleurs de chaque resort de Nagpali 🙂 Si vous avez réservé une chambre, dirigez vous vers le stand de votre hôtel ils s’occuperont de tout! Bagages, transport, etc. Nous sommes allés au Bayview beach resort vraiment top ! Je crois que les standings sont assez élevés dans le coin ! On s’est offert un « Bungalow » à 150USD la nuit, aucun regret, la chambre était vraiment incroyable 🙂 Plage, lecture, baignade, coup de soleil, petite escapade en vélo pour aller au bout de la baie de Nagpali, voir le village de pêcheur. Et surtout, des plages superbes, et désertes !

    Les jours défilent à vitesse grand V, et on repart vers Yangon en Avion pour un peu moins de 100USD / personnne.Myanmar (Birmanie), Inle Lake, Heho Plane

    Dernière escale, de retour à Yangon

    On passera une nuit dans un hotel sur les bords du Kandawgyi Lake, l’esperado. 80USD la nuit, mais un bar terrasse au 9ème étage avec une vue a couper le souffle sur le lac, et un salon de massage, salle de sport, sauna, hammam, tout ce qu’il nous faut pour nous préparer au retour sereinement ! On ira quand même visiter le Bogyoke Market, on hésitera longtemps à acheter un tableau… et finalement non 🙂 Le marché vaut le coup, il ferme vers 17h30 pour info, et est vraiment immense.

    Notre voyage se terminera sur un dernier coucher de soleil, une dernière pagode au loin, et des images plein les yeux et plein la tête !

    Lac Kandawgyin vue de la terrasse de l'hôtel Esperado, Yangon, Myanmar (Birmanie)

    Lac Kandawgyin vue de la terrasse de l’hôtel Esperado, Yangon, Myanmar (Birmanie

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